
Entendre n’est pas comprendre
Un collègue opticien me raconte son expĂ©rience avec une de ses clientes. Elle est si profondĂ©ment malvoyante qu’il lui passe commande d’une toute nouvelle machine grossissante, la plus puissante du marchĂ©. Vient le moment d’essaie de la loupe Ă©lectronique avec la cliente afin de valider son efficacitĂ©. Miracle, elle parvient Ă reconnaitre et Ă lire chaque lettre après tant d’annĂ©es. Ce qui est moins rĂ©jouissant est qu’elle ne parvient pas Ă lire les mots. Elle peut enfin les voir mais son trouble visuel est si ancien que son cerveau ne parvient plus Ă donner du sens aux mots. Son cerveau a dĂ©sappris la lecture. Il y a donc les symboles que sont les 26 lettres de l’alphabet et les groupements de symboles que forment les mots.
Il en va de mĂŞme pour l’audition. Tout comme la lecture est un long processus d’apprentissage, la comprĂ©hension de ce que l’on entend n’est pas innĂ©. Comme l’Ĺ“il, l’oreille est un rĂ©cepteur et un transducteur. Il capte puis transforme une Ă©nergie en un autre, assimilable et interprĂ©table par le cerveau. Si le cerveau n’est pas ou peu stimulĂ© Ă l’exercice de reconnaissance des sons et paroles, il perd en qualitĂ© d’interprĂ©tation.
Puisque tout ce que l’on entend est soumis Ă l’interprĂ©tation du cerveau, quel est donc le processus neuro-auditif ?
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