Les signes de la perte auditive

La perte auditive classique ne se manifeste pas par une baisse franche du volume sonore. Elle s’installe progressivement, de manière subtile et insidieuse, en affectant d’abord la compréhension plutôt que le volume global.

La perte brusque est une ⚠️urgence médicale⚠️. Se présenter aux URGENCES médicales sans tarder afin de voir un ORL et obtenir un soin adapté. Un délais de 6 à 7 jours à attendre fige cette perte brusque qui aurait pu être améliorée. Perte brusque = passage de l’audition à la surdité du jour au lendemain, voir en quelques minutes.

Identifier les signes précoces permet d’agir tôt et d’éviter des conséquences durables sur le cerveau, la communication et la qualité de vie.

« J’entends mais je ne comprends pas »

C’est l’un des symptômes les plus fréquents de la perte auditive débutante. Les sons sont perçus, mais les mots deviennent flous, surtout dans certaines situations :

  • conversations en environnement bruyant,
  • échanges à plusieurs interlocuteurs,
  • échanges à distance,
  • voix aiguës (femmes, enfants),
  • télévision ou téléphone (ajustements constants à des volumes qui gênent les autres).

Ce ph »n’amène traduit souvent une altération du traitement de la parole, où le cerveau reçoit un signal incomplet ou déformé. Résultat : la compréhension demande plus d’effort, les malentendus augmentent et la communication devient source de tension extérieure et intérieure.

Fatigue auditive et effort cérébral

Lorsque l’audition est altérée, le cerveau compense. Il anticipe, complète, interprète… au prix d’un effort cognitif important. Cette surcharge se manifeste par :

  • une fatigue auditive en fin de journée,
  • des maux de tête ou une sensation de brouillard mental,
  • une baisse de concentration,
  • une irritabilité accrue après les échanges.

À long terme, cet effort constant peut détourner des ressources cérébrales essentielles, impactant la mémoire, l’attention et l’équilibre émotionnel. La fatigue auditive n’est donc pas anodine : c’est un signal d’alerte neurologique.

Pourquoi attendre aggrave la situation

Ignorer les symptômes de la perte auditive n’a jamais un effet neutre. Plus l’audition se dégrade sans accompagnement, plus le cerveau s’adapte à une information appauvrie. Certaines zones cérébrales liées à l’audition peuvent alors perdre en efficacité, rendant la réhabilitation plus longue et plus complexe (neuroplasticité).

Attendre, c’est prendre le risque :

  • d’une diminution progressive et inéluctable de la compréhension de la parole,
  • d’un isolement social insidieux,
  • d’une fatigue mentale chronique,
  • d’une baisse globale de la santé auditive et cognitive.

Agir tôt, au contraire, permet de préserver les capacités cérébrales, de maintenir une communication fluide et de protéger durablement la qualité de vie.

COMPRENDRE L’AUDITION : Bien plus qu’un simple sens.

Baisse auditive, malaudition ou début de perte auditive dit « surdité ». Avec NEURO Audition

L’audition est souvent réduite à la capacité d’entendre des sons. Pourtant, elle constitue un processus neuro-sensoriel complexe qui engage l’oreille, le système nerveux et le cerveau dans une interaction permanente. Chaque son capté devient une information analysée, interprétée et reliée à nos émotions, notre m&moire et notre compréhension du monde.

Comprendre comment fonctionne l’audition, c’est comprendre comment nous communiquons, comment nous nous relions aux autres et comment nous maintenons notre qualité de vie. Une audition optimale soutient la clarté mentale, l’équilibre émotionnel et la santé cognitive sur le long terme.

L’audition, un pilier de l’équilibre cérébral

L’audition est directement connectée au cerveau. Dès qu’un son est perçu, il est transformé en signal nerveux puis transmis aux aires cérébrales spécialisées. Ce processus mobilise :

  • les aires auditives primaires (analyse des fréquences et de l’intensité),
  • les aires associatives (compréhension du langage et des sons complexes),
  • les réseaux émotionnels et mnésiques ( sens, souvenirs, réactions).

Une bonne santé auditive participe donc activement à :

  • la concentration,
  • la mémoire,
  • la prise de décision,
  • la stabilité émotionnelle.

À l’inverse, une altération de l’audition impose au cerveau un sur-effort constant, pouvant entraîner fatigue mentale, stress chronique et désengagement social progressif.

Pourquoi la perte auditive est souvent invisible

Contrairement à une déficience visuelle, la perte auditive évolue généralement de manière lente et silencieuse. Le cerveau compense, devine, reconstruit les informations manquantes… jusqu’à l’épuisement.

Les signes précoces sont souvent minimisés :

  • difficulté à comprendre dans le bruit,
  • sensation que les autres « parlent moins clairement »,
  • fatigue accrue après les échanges,
  • besoin de concentration intense pour suivre une conversation.

Cette invisibilité explique pourquoi de nombreuses personnes vivent pendant des années avec une audition dégradée, sans en avoir pleinement conscience. Pourtant, les conséquences sur la santé auditive, la vie sociale et les fonctions cérébrales sont bien réelles.

Entendre avec le cerveau, pas seulement avec les oreilles

Entendre ne signifie pas automatiquement comprendre. L’oreille capte le son, mais c’est le cerveau qui lui donne un sens. La compréhension auditive repose sur :

  • la précision du signal reçu,
  • la vitesse de traitement cérébrale,
  • la coordination entre perception, langage et attention.

Ainsi, deux personnes avec une audition similaire sur le plan mécanique peuvent vire des expériences radicalement différentes en termes de compréhension. C’est pourquoi l’approche moderne de la santé auditive ne se limite plus à l’oreille seule, mais s’intéresse au fonctionnement global du cerveau auditif.

Avec cette vision intégrative, NEURO Audition permet d’aborder l’audition comme un levier fondamental de préservation de la qualité de vie, de performance cognitive et d’équilibre personnel.

NEUROANATOMIE AUDITIVE : Comment le cerveau transforme le son en sens.

Par NEURO Audition« Entendre pour changer de vie ».

Introduction: LE SON, PORTE D’ENTRÉE VERS LA CONSCIENCE.

L’audition n’est pas un simple sens. Elle est une interface directe entre le monde extérieur, nos émotions et notre cognition.

Chaque mot entendu, chaque mélodie perçue🎶, chaque bruit subtil active instantanément un réseau cérébral extrêmement sophistiqué, capable de décoder, analyser, filtrer, interpréter et donner sens à des vibrations physiques presque imperceptibles.

Le système auditif humain est l’un des plus rapides, des plus sensibles et des plus complexes du corps. En moins de 10 millisecondes, une simple vibration de l’air devient un message électrique structuré, transmis, analysé et interprété par le cerveau..

Cet article te plonge au cœur de la neuroanatomie auditive, de la mécanique fine de l’oreille externe jusqu’à l’interprétation consciente dans le cortex auditif, en passant par :

  • la transduction mécano-chimico-électrique cochléaire,
  • les liquides vitaux de l’oreille interne (endolymphe et péri lymphe),
  • la transmission nerveuse,
  • les voies centrales et leur rôle dans le décodage du langage,
  • l’impact émotionnel de l’amygdale,
  • la vascularisation auditive, essentielle à la survie des cellules ciliées,
  • et les raisons pour lesquelles on peut entendre mais ne pas comprendre.

Ce voyage du son au sens est l’un des miracle biologique les plus raffinés jamais observé.

I. L’ANATOMIE AUDITIVE PÉRIPHÉRIQUE : DE LA VIBRATION À LA MÉCANIQUE.

Le son, avant d’être une information pour le cerveau est une onde mécanique. Il se propage dans un milieu élastique (air, eau, os), résultant de la mise en vibration d’un objet par apport d’énergie.

Pour le langage humain :

  • les cordes vocales créent la vibration,
  • les cavités buccales et nasales résonnent,
  • l’air propage l’onde dans toutes les directions,
  • l’oreille externe et moyenne captent une partie du signal, la modifient et amplifient,
  • l’oreille interne transforme l’énergie mécanique en énergie électrique.

Ce cheminement nécessite une architecture d’une complexité et d’une précision extraordinaire.

La première partie du voyage du son se déroule dans les structures périphériques : oreille externeoreille moyenneoreille interne

I.1 OREILLE INTERNE : L’ANTENNE DIRECTIONNELLE

Le pavillon

Le pavillon, formé de circonvolutions (bosses et creux) dont la structure est cartilagineuse, agit comme une « antenne » acoustique à géométrie très complexe.

Fonctions majeures:

  • la localisation verticale des sons,
  • l’amplification naturelle, entre 2-5 kHz (zone critique du langage)
  • l’orientation et la concentration des sons vers le Conduit Auditif Externe (CAE)

Dans le cas de la parole, ce sont les cordes vocales qui servent de système vibrateur, les cavités buccale et nasale sont les résonateurs (amplificateurs) et l’air mis en vibration est le système propagateur, qui transporte l’information vers un récepteur, l’oreille.

La forme du pavillon génère des filtres naturels que le cerveau apprend à décoder dès la naissance.

Le Conduit Auditif Externe

Le CAE est un tube de 2,5 cm chez l’adulte. L’égèrement courbé, il agit comme un résonateur acoustique.

Ses fonctions :

  • amplification d’environ + 10 dB,
  • protection mécanique du tympan,
  • régulation thermique,
  • protection immunitaire exercé par le cérumen.

Le CAE se termine sur la membrane tympanique.

I.2 OREILLE MOYENNE : L’AMPLIFICATEUR

L’oreille moyenne convertit les vibrations aériennes en vibrations mécaniques, adaptées au milieu liquidien de l’oreille interne.

Le tympan

C’est une membrane vascularisée extraordinairement sensible. Elle vibre à des déplacements d’air inférieurs au diamètre d’un atome.

Les osselets

La chaîne marteau-enclume-étrier forme le plus petit système articulé du corps humain.

Sa fonction:

  • amplifier les vibrations (gain mécanique +20 à +30 dB),
  • adapter l’impédance air/liquide, résistance dû au changement de milieux,
  • transmettre le signal sous forme d »énergie mécanique à la fenêtre ovale.

Sans eux 90% des sons seraient perdus avant l’entrée de la cochlée.

Le réflexe stapédien

Il protège partiellement l’oreille interne contre les sons forts.

Vitesse d’activation : 40-80 ms → top lent pour les chocs acoustiques intenses (explosions, coups de feux).

La trompe d’Eustache

Cette structure a pour fonction d’équilibrer la pression de l’oreille moyenne à celle de l’atmosphère.

Son dysfonctionnement entraine : hypoacousies, autophonie, otites séreuses, douleurs à la variation de pression atmosphérique (plongée / altitude.

I.3. OREILLE INTERNE : LE TEMPLE DE LA TRANSDUCTION

La cochlée, structure en colimaçon, est remplie de deux liquides essentiels :

  • l’endolymphe, riche en potassium (K+, 140-170mM), présent dans le canal cochléaire provient de la pérylimphe.
  • la pérylimphe est riche en sodium (Na+) et est présente dans les canaux vestibulaire et tympanique.

Ces liquides sont indispensables à la survie des cellules ciliées, au potentiel endocochléaire et à la conversion du son en signal nerveux.

Avant d’expliquer la transduction, découvrons ces liquides essentiels/

II. LES LIQUIDES DE L’OREILLE INTERNE : ENVIRONNEMENT VITAL DE L’AUDITION.

Les liquides de l’oreille interne ne sont pas de simples milieux « neutres ». Ils sons actifs, ironiquement spécialisés, métabolique ment exigeants et absolument essentiels.

Sans eux, aucune transduction n’est possible, et les cellules ciliées meurent.

II.1. La périlymphe : le bain mécanique

Localisation :

  • rampe vestibulaire
  • rampe tympanique

Composition :

  • richie en sodium (Na+)
  • pauvre en potassium
  • comparable au liquide céphalo-rachidien.

Rôles :

1️⃣ Transmission mécanique

La périlymphe permet la propagation de l’information vibratoire depuis la fenêtre ovale en contacte avec la platine de l’étrier, jusqu’à l’apex, sommet de la cochlée.

2️⃣ Amortissement et fluidité

Elle protège l’organe de Corti contre les secousses mécaniques et les pressions.

3️⃣ Support de la membrane basilaire

La vibration de la membrane basilaire dépend directement de ses propriétés mécaniques.

II.2. L’endolymphe : le liquide de la vie

Localisation :

  • canal cochléaire
  • scala media

Composition :

  • Très riche en potassium (K+)
  • pauvre en sodium
  • pH finement contrôlé
  • produit par la strie vasculaire

C’est un liquide unique dans le corps humain, comparable à un « plasma inversé ».

II.3. Le potentiel endocochléaire : +80 mV — la batterie biologique la plus forte du corps.

L’endolymphe possède un potentiel électrique de +80 mV par rapport à la périlymphe. Ce gradient est indispensable. Il fournit l’énergie nécessaire pour dépolariser les cellules ciliées internes lors de la transduction.

Si ce potentiel chute :

  • transduction impossible
  • surdité immédiate
  • mort des cellules ciliées par hypométabolisme

II.4. Strie vasculaire : la centrale énergétique

La strie vasculaire :

  • produit l’endolymphe
  • maintient le pH
  • maintient le gradient électrochimique
  • consomme énormément d’énergie

Elle est vascularisée par l’artère labyrinthique (artère terminale = pas de suppléance).

► L’ischémie → surdité brusque.

► Le vieillissement → presbyacousie métabolique.

II.5. Pourquoi la vie des cellules ciliées dépend des liquides

Les Cellules Ciliées Internes (CCI) fonctionnent grâce à :

  1. transduction mécanique déplacement des stréréocils
  2. transduction chimique entrée massive de K+
  3. transduction électrique dépolarisation libération de glutamate stimulation du nerf cochléaire

Sans endolymphe, les canaux mécano-sensibles NE PEUVENT PAS fonctionner.

Sans périlymphe, la membrane basilaire NE PEUT PAS vibrer.

Les cellules ciliées sont 💯% dépendantes :

  • de l’ion K+
  • du pH
  • du potentiel endocochléaire
  • de la strie vasculaire
  • de la vascularisation interne

Tout dérèglement aboutit à une perte auditive.

II.6. Pathologies liées aux liquides

  • Maladie de Ménière (hyperpression endolymphatique)
  • Hydrops endolymphatique
  • Toxicité métabolique (médicaments ototoxiques)
  • Anoxie (drépanocytose, hypoxie, AVC)
  • Viellissement métabolique
  • Troubles acidobasiques
  • Déshydratation sévère

Toutes peuvent détruire irréversiblement les cellules ciliées.

III. TRANSDUCTION : DE LA MÉCANIQUE À L’ÉLECTRICITÉ

La cochlée a pour fonction de transformer la vibration mécanique en signal neural.🧠

Étape 1 : Transduction mécanique

La vibration transmise à la membrane basilaire, selon sa ténotomie, déplace les stéréocils.

Étape 2 : Transduction chimique

Les canaux mécanosensibles sont activés K+ entre depuis l’endolymphe.

Étape 3 : Transduction électrique

La dépolarisation libère du glutamate activation du nerf auditif.

Tout cela dépend strictement :

  • de l’endolymphe,
  • de la périlymphe,
  • de la strie vasculaire,
  • du potentiel endocochléaire.

C’est une horlogerie microphysiologique.

IV. NEUROANATOMIE CENTRALE : LE CERVEAU AUDITIF🧠

  • Noyaux cochléaires : analyse temporelle
  • Olive supérieure : localisation spatiale
  • Lemnicus latéral : intégration binaurale
  • Colliculus inférieur : vigilance sonore
  • Corps genouillé médian : tri thalamique
  • Cortex auditif A1 et A2 : patterns, voix, prosodie
  • Aire de Wernicke : réception du signal pour compréhension / interprétation
  • Aire de Broca : aire motrice pour la production du langage
  • Amygdale : émotions, anxiété, hyperacousie émotionnelle.

V. SYSTÈME VASCULAIRE AUDITIF🫀

  • Artère labyrinthique : terminale
  • Stries vasculaires : centrale énergétique

Défaillance surdité brusque, presbyacousie métabolique.

VI. POURQUOI CERTAINES PERSONNES ENTENDENT MAIS NE COMPRENNENT PAS

Causes :

  • décodage temporel
  • atteinte centrale
  • fatique neurale
  • dysfonctionnement du thalamus
  • viellissement cortical
  • amygdale hyperactive
  • perte d’intégration binaurale

CONCLUSION : ENTENDRE, C’EST PERCEVOIR, COMPRENDRE, RESENTIR

L’AUDITION n’est pas seulement un sens. C’est une connexion profonde à l’autre, au monde et à l’expression de soi.

Références :

• Pickles, J. O. (2012). An Introduction to the Physiology of Hearing. Brill Academic.

• Gulya, A. J., & Schuknecht, H. F. (1995). Anatomy of the Temporal Bone with Surgical Implications. Informa Healthcare.

• “Système auditif” – Wikipédia. 

Structures :

• Canaux cochléaires : Trois canaux remplis de liquide (périlymphe et endolymphe) : la rampe vestibulaire, la rampe tympanique et le canal cochléaire.

• Membrane basilaire : Sépare le canal cochléaire des rampes et supporte l’organe de Corti.

• Organe de Corti : Contient les cellules ciliées internes et externes, essentielles à la transduction du signal.

Fonctions :

• Transduction : Les vibrations de la membrane basilaire déplacent les cellules ciliées, provoquant une dépolarisation et la génération de potentiels d’action dans le nerf auditif.

• Organisation tonotopique : La membrane basilaire est structurée de manière à répondre à différentes fréquences le long de sa structure, les hautes fréquences étant détectées à la base et les basses fréquences à l’apex.

Dallos, P. (1992). “The Active Cochlea”. Journal of Neuroscience.

SYNAPTOPATHIE COCHLÉAIRE une SURDITÉ CACHÉE

funky man with headphones making hearing gesture. Un homme portant un casque audio sur la tête tend l’oreille en montrant qu’il n’entend pas bien.

Définition

La synaptopathie cochléaire est une forme de perte auditive cachée qui affecte les synapses entre les cellules ciliées de l’oreille interne et le nerf auditif. Contrairement à d’autres types de pertes auditives, elle n’est pas détectable par les tests auditifs classiques comme l’audiogramme.

Les personnes atteintes de synaptopathie cochléaire peuvent entendre les sons, mais ont souvent des difficultés à comprendre la parole, surtout dans des environnements bruyants1. Cette condition peut être causée par des traumatismes sonores, le vieillissement, ou d’autres facteurs.

Cause et Symptômes

La synaptopathie cochléaire peut être causée par plusieurs facteurs :

  1. Exposition au bruit : Une exposition prolongée à des niveaux sonores élevés peut endommager les synapses entre les cellules ciliées et le nerf auditif1.
  2. Vieillissement : Avec l’âge, les synapses peuvent se détériorer naturellement, même sans exposition à des bruits forts.
  3. Traumatismes sonores : Des bruits soudains et intenses peuvent provoquer des dommages immédiats aux synapses.
  4. Médicaments ototoxiques : Certains médicaments peuvent avoir des effets néfastes sur les cellules ciliées et les synapses.

Les symptômes associés à la synaptopathie cochléaire incluent :

  • Difficulté à comprendre la parole dans des environnements bruyants : Les personnes peuvent entendre les sons, mais ont du mal à distinguer les paroles.
  • Acouphènes : Des bourdonnements ou des sifflements dans les oreilles peuvent être présents2.
  • Hypoacousie : Une diminution de la sensibilité auditive, surtout après une exposition à des bruits forts.
  • Absence de bénéfice des appareils auditifs : Les aides auditives traditionnelles peuvent ne pas améliorer la compréhension de la parole.

1Audition Québec 2Egora

Diagnostique

Pour diagnostiquer la synaptopathie cochléaire, les tests classiques comme l’audiogramme ne suffisent pas. Voici quelques méthodes spécifiques utilisées :

  1. Potentiels évoqués auditifs (PEA) : Ce test mesure les réponses électriques du nerf auditif et du tronc cérébral aux sons. Il peut aider à détecter des anomalies au niveau des synapses1 par l’analyse de la vitesse et de la qualité de propagation de l’influx nerveux..
  2. Otoémissions acoustiques (OEA) : Ce test évalue la fonction des cellules ciliées externes de la cochlée. Bien que les OEA puissent être normales chez les personnes atteintes de synaptopathie cochléaire, elles aident à exclure d’autres types de pertes auditives.
  3. Tests de compréhension de la parole dans le bruit : Ces tests évaluent la capacité à comprendre la parole dans des environnements bruyants, ce qui est souvent difficile pour les personnes atteintes de synaptopathie cochléaire.

Traitements et solutions

Actuellement, il n’existe pas de traitement capable de restaurer les synapses endommagées. Cependant, plusieurs approches peuvent aider à gérer les symptômes :

  1. Aides auditives spécialisées : Certaines aides auditives sont conçues pour améliorer la compréhension de la parole dans le bruit en utilisant des microphones directionnels et des algorithmes de traitement du signal2.
  2. Implants cochléaires : Dans les cas sévères, les implants cochléaires peuvent être une option. Ils stimulent directement le nerf auditif, contournant les synapses endommagées3.
  3. Thérapies expérimentales : Des recherches sont en cours pour développer des traitements capables de régénérer les synapses, comme l’utilisation d’anticorps pour inhiber certaines protéines qui bloquent la croissance neuronale.
  4. Orthophonie : Avec la pause d’aides auditives ou d’implans, l’information emprunte un circuit différent de celui d’origine. Il est nécessaire de combiner l’action du spécialiste du langage à celui de l’audition afin d’amplifier et d’accélérer la réhabilitation sonore.
  5. Kinésithérapie : Dans le cas de pathologies inflammatoires chroniques tels que la polyarthrite rhumatoïde, les traumatismes cervicaux, le drainage suivi de l’inflammation par le kinésithérapeute ralentie fortement la dégradation auditive sur le temps.

1Audition Québec2Egora 3Audiologie Demain

SYNDROME DE COGAN & AUDITION

Dr David G. COGAN (1908 – 1993) est l’ophtalmologiste qui décrit le 1er les caractéristiques de cette maladie rare. C’est alors en 1945 qu’il dépeint le tableau principal mais non exhaustif du la pathologie.

Syndrome de Cogan, à l’origine d’un codage génétique défectueux impactant la vue et l’audition.

Généralités

Le syndrome de Cogan est une maladie auto-immune rare qui affecte principalement les yeux et les oreilles, mais peut également toucher d’autres parties du corps. Elle se manifeste par une vascularite systémique.

Voici les principaux symptômes de cette inflammation :

Symptômes Oculaires

Symptômes Auditifs et Vestibulaires

Autres Symptômes

  • Cardiovasculaires : Souffles au cœur, claudication (douleur dans les membres pendant l’activité physique).
  • Digestifs : Diarrhées, rectorragies, melæna3.
  • Locomoteurs : Arthralgies, myalgies, lombalgies.
  • Cutané : Rashes érythémateux, purpura, nodosités cutanées.

Le diagnostic du syndrome de Cogan est souvent établi par un examen clinique et des analyses de sang pour exclure d’autres maladies. Le traitement repose principalement sur l’administration de corticoïdes pour réduire l’inflammation.

1Orphanet 2MSD Manuals 3Wikipedia

Caractéristiques

Ophtalmique :

Kératite interstitielle bilatérale (inflammation chronique des couches profondes de la cornée). Cela se manifeste par une photosensibilité accrue, une rougeur et des douleurs oculaires. La vision est trouble, avec une impression de corps étranger, œil larmoyant.

Cochléo-vestibulaire:

L’atteinte est bilatérale. Elle se manifeste par des vertiges, une baisse plus ou moins rapide de l’audition, avec la possible manifestation d’acouphènes. Ces symptômes qui pourraient s’apparenter à la maladie de Ménière peuvent subvenir au premier comme au second plan des symptômes ophtalmiques. Des antigènes auditifs sont retrouvés dans la cochlée. La perte auditive est profonde, nécessitant jusqu’à la pose d’un implant cochléaire pour rétablir une perception sonore.

Réhabilitation auditive 

La réhabilitation de l’audition pour les patients atteints du syndrome de Cogan implique plusieurs approches pour améliorer la qualité de vie et compenser la perte auditive. Voici les principales étapes et méthodes utilisées :

1. Appareils Auditifs

Appareils auditifs RIC, rechargeables avec écouteurs déportés
Appareils auditifs SIGNIA, en contours d’oreille discrets, rechargeables.

2. Implants Cochléaires

3. Thérapies Médicales

4. Rééducation Auditive

5. Support Psychologique

Ces approches combinées peuvent aider les patients atteints du syndrome de Cogan à mieux gérer leur perte auditive et à maintenir une bonne qualité de vie.

Orphanet 1Perrier Audition 3MSD Manuals

Genèse d’une émotion

Les 2 systèmes au départ des émotions sont le système nerveux central et le cerveau. A la suite d’un évènement factuel le système limbique s’active et génère une réponse vive, immédiate. Le système neurovégétatif crée une émotion primaire.

Le souvenir de ce même évènement sera de l’ordre de l’émotion secondaire. L’émotion généré par ce même souvenir part du cortex frontal. Elle est plus longue dans sa réponse physiologique, et de moindre intensité, ses effets sont plus durables.

Puis, activé par les neurotransmetteurs que libérèrent ces derniers, le système endocrinien entre en jeu par la sécrétion d’hormones spécifiques. C’est hormones vont induire une réponse physique spécifique en fonction du stimulus de départ.

En résumé, une émotion se décompose en 3 temps :

  • cognitive: du système limbique ou du cortex frontal (concentration/perte de connaissance, hypervigilance/absence, créativité/blocage, efficacité accrue, …)
  • hormonale: monté/baisse de la température corporelle, transpiration/sensation de froid, rougeur/pâleur, …
  • motrice: réflexes accrus, course vers/fuite, force décuplée, immobilisme (tétanie) …

HIPPOCAMPE

L’hippocampe est le siège de la mémoire où résident la « mémoire épisodique » et la « mémoire spatiale ». La mémoire épisodique renferme les évènements, les faits. La mémoire spatiale contient les plans, itinérerais et lieux.

Il renferme la mémoire à long terme à travers l’apprentissage le stockage d’un évènement ou d’une information.

L’AMYGDALES

En forme de double amande, les amygdales ont une double fonction. Celui de réguler les émotions et celui d’encrer le souvenir dans la mémoire à travers les émotions justement.

Liens entre :

  • hippocampe et mémoire : L’hippocampe est une structure qui fait partie du lobe temporale. Il fait parti du système limbique ou « cerveau primitif » qui intervient dans l’humeur, la libido, le plaisir, la motivation, la faim et joue un rôle important dans l’apprentissage et la mémoire.
  • hippocampe et stress :
  • hippocampe et amygdale :
  • hippocampe et hypothalamus :
  • hippocampe et Alzheimer : Sa structure se voit détériorée dans la maladie d’Alzheimer. Ainsi la mémoire épisodique, celle des faits (récents puis anciens) qui sont altérés.

A travers l’association des évènements l’hippocampe transforme les souvenirs à court terme en souvenir à long terme. Le cerveau amplifiera spontanément un évènement à forte charge émotionnelle comme le danger, la peur. Le retour de la pensé sur cet évènement l’encrera dans le cerveau en densifiant